Mais où est donc l'ami que toujours et partout je cherche ?
J'ai cherché pendant de longues années le sens profond de ce texte écrit en 1819 par le suédois Johan Olof Wallin,
entendu en 1957 dans le film « Les fraises sauvages » d'Ingmar Bergman et interprété ensuite par Catherine Deneuve
en 1993 dans « Ma saison préférée » d'André Téchiné.
Longtemps, je ne l'ai pas compris.
Aujourd'hui, depuis 2013, j'ai plaisir à comprendre
que cet ami est en moi-même, mon ami intérieur.
Var är den vän som överallt jag söker?
När dagen gryr, min längtan blott sig öker;
När dagen flyr, jag än ej honom finner,
Fast hjärtat brinner.
Jag ser hans spår, varhelst en kraft sig röjer,
En blomma doftar och ett ax sig böjer.
Uti den suck jag drar, den luft jag andas,
Hans kärlek blandas.
Jag hör hans röst, där sommarvinden susar,...
Where is the friend I seek at break of day?
When night falls I still have not found Him.
My burning heat shows me His traces
I see His traces whenever flowers bloom
His love is mingled with every air.
His voice calls in the summer wind.
Mais où est donc l'ami que toujours et partout je cherche ?
Dès le jour naissant mon désir ne fait que croître
Et quand la nuit s'efface, c'est en vain que je l'appelle...
Je vois ses traces pourtant, je sens qu'il est présent
Partout où la sève monte de la terre,
où embaume une fleur et où s'incline le blé doré
Je le sens dans l'air léger dont le souffle me caresse
et que je respire avec délice.
Et j'entends sa voix qui se mêle au chant d'été.
récit publié en juillet 2015