Les cerises du temps, sonnet

Profitant bienheureux d'une légère brise,
J'ai laissé reposer mon cœur au blond soleil.
Ici, mon océan se déploie sans pareil,
Je vide lentement mon panier de cerises.

J'ai laissé s'en aller tout effort de maîtrise,
J'ai conservé pour toi quelques pendants d'oreilles
Et je m'allonge un peu, glisse vers le sommeil.
En faire le minimum, cette idée m'euphorise.

J'ai laissé revenir l'enfant terrorisé,
Je l'ai réconforté, rassuré, apaisé,
Vigoureux, naturel, face au monde il se dresse.

Car ce petit garçon au sourire d'angelot,
Grimpé en haut de l'arbre, retrouvant du culot,
A pour son horizon une immense tendresse.

poème publié en mai 2014

Les cerises du temps, sonnet