Le poème est enfant de l'amour
Kyrielles de voix, ribambelles de prénoms
Que je noue dans mon cœur, quel gracieux chaînon !
Petits mots entre nous, reliance, relecture,
Joie de communiquer, plaisir de l'écriture.
Je vous vois, vous entends, vous lis, vous imagine.
Vous êtes les amies, les frangins, les frangines,
Les proches, la famille, les enfants, épanchés.
Parfois dans ce poème, vos phrases sont nichées.
Vos mots sont poésies, vos bises des records
Qui savent raboter ce mal veillant mon corps,
Rapace en liberté, espèce minuscule
Qui grignote ma cime de façon ridicule !
D'autres réalités, je les ai bien perdues,
Maintenant j'aime alors saisir l'inattendu,
Déguster vos mets sages qui perlent mon bon cœur,
Quand mon corps me compose l'éloge de ma lenteur.
Je sens que vos esprits voyagent jusqu'à moi,
Qu'ils veulent que j'aille bien, en paix et sans émoi.
Ma gratitude va vers ces meilleurs moments,
Dans l'esprit et dans l'âme, plus le moindre tourment.
Et puis nous admirons nos sagesses de velours,
Fondation de l'amour, il y en aura toujours.
Installés où nous sommes, nous sommes preneurs donneurs
Et je me réjouis de vos propres bonheurs.
C'est pour vous et pour moi ces ondes positives,
Petits délices au jour le jour qui nous motivent.
Et que nous restions seuls ou soyons entourés,
Nous sommes acteurs curieux et patients éclairés.
Ô nos chères douceurs, joies et vivacités,
Nous les partagerons, réfléchies, reflétées.
Encore mieux que l'on vive ? Vraiment, que l'on sur-vive !
Et jouissons jusqu'à ce que la mort s'ensuive !
poème publié en avril 2015