Heureux si loin de toi, de là je te souris

Heureux si loin de toi, de là je te souris
De mes vies radieuses, et qu'aussi je t'écris.

Sais-­tu que j'ai laissé quelques villes de France,
Apaisé, bienheureux, et guère de souffrance,
Qu'un coeur tendre et sensible, bien plus rien du rebelle.
Que nos douces pensées et nos joies soient plus belles.

Plaisir de mon départ, et curiosité drôle,
Oui c'est l'Amour entier qui grandit et que frôlent
L'émotion chaude et pleine et les doigts de Mozart,
Celui qu'on a aimé sans le moindre hasard,
Qui vécut comme je vis en Pays de Bavière,
Qui marcha comme moi le long de ces rivières.

Les yeux fermés, j'entends ces bouillons palpitants.
Je danse le Danube, moi qui l'ai dansé tant.

poème publié en mai 2015

Heureux si loin de toi, de là je te souris