Galant ombrage, sonnet
« Qu'en termes délicieux ces choses-là sont dites,
M'avoue-t-elle confuse. Mais vos poses sont louches
Et vos comportements méritent des retouches.
J'ai su qu'hier encore, oui, de moi vous médites ».
« Mais vous vous méprenez, ma déesse Aphrodite » !
Je m'approche, m'approche, mais la belle est farouche,
Ne faut pas y compter sa bouche contre ma bouche.
Funeste conjoncture, la voie est interdite.
Au tout dernier moment, lorsque j'y crois encore,
Elle me présente son cou, à défaut de son corps.
Placer quelques baisers et, pour le reste, attendre...
La croiser par hasard au bord de la piscine
Fait aussitôt grimper mon taux d'ocytocine.
De l'imagination ! J'en possède à revendre !...
poème publié en octobre 2014