PanDora
Fêtez vite François Le Lionnais qui, à Dora sous un hiver gris plombé, joue de gym mentale et réalise un patchwork de tableaux.
oulipo publié en février 2013
Ce texte est inspiré d'un autre texte proposé par l'association Zazie Mode d'Emploi en 2013.
Voir le texte de référence
2013 : La Peinture à Dora
Circonstances du texte : Durant les longs appels à Dora, camp de concentration, François Le Lionnais, prisonnier, pratique la peinture mentale, copiant des chefs-d'œuvre ou créant des tableaux imaginaires.
C'est surtout le soir que je me livre le plus volontiers à cette sorte d'exercice. Malheureusement, mes tableaux ne durent généralement pas plus de quelques minutes, quelquefois même quelques secondes. En terme de radio-activité, leurs « périodes » sont comprises entre celles du Thorium A (0,14 seconde) et du Radium C (3 minutes). Tout se défait avec rapidité, comme les dessins de la pluie sur une vitre, et d'authentiques chefs-d'œuvre se mettent à couler comme des camemberts. Le plus souvent, découragé, je me désintéresse de ces créations trop liquides et je pense à autre chose. D'autres fois, je m'accroche, je m'efforce de les remanier et j'utilise les débris d'un tableau en pleine déliquescence pour en fabriquer hâtivement un autre, qui ne durera d'ailleurs pas plus longtemps.
François Le Lionnais, La Peinture à Dora, L'Échoppe, 1999.
Ce texte est un panscrabblogramme.
Panscrabblogramme ?
