Okapi matinal
Un alizé sème sa légèreté matinale. Délice du café roboratif. Ecaterina, morose, finit une bédé. Pas Obélix et Idéfix. Un opus acide tiré d'une saga.
Fini l'épisode de l'orage. Le déluge n'a pas évité la forêt. En une minute. Le panorama défiguré, ravagé, révèle la menace de Dame Nature. La pâture, saleté du site, méli-mélo, tohu-bohu, mélèze décapité, mur abimé, maculé, volet...
Un orage de cet acabit, isolé ! Rare, se dit Ecaterina, pâle.
La minute de lucidité va venir, ici, tel un utile remède. La vivacité, petit à petit...
Une note, vade-mecum :
- à réparer une félure
- le volet à retaper
- une sévère visite vise la pâture
- baliser une zone du site (ruban)
- édifice, cabane : sécuriser o.k.
«Et un azur inégalé, dit Ecaterina ! ça va !»
«La solitude d'Ecaterina», Hary Matiwuse, P.O.L.
oulipo publié en octobre 2011
Ce texte est inspiré d'un autre texte proposé par l'association Zazie Mode d'Emploi en 2012.
Voir le texte de référence
C'est un soir de vent, de tonnerre et de pluie...
C'est un soir de vent, de tonnerre et de pluie. Elle est plongée dans la lecture des Hauts de Hurlevent en bande dessinée. Un brusque coup de tonnerre et la pluie persistante se change en pluie d'orage, avec des éclairs nets ou diffus, et un tonnerre qui dirait-on fouette les frondaisons dans les gris du soir. Par le cadre de sa fenêtre s'infiltrent des minces fils de pluie poussée par les coups de bélier que le vent assène contre l'abondance soudaine d'une pluie que ne veut ni homme ni herbe, pas plus que le tonnerre qui vous fait sauter comme un enfant, ou ce vent qui arrive presque à étouffer le gong du soir.
Sainte-Catherine, Harry Mathews, P.O.L.2000
Ce texte est un okapi.
Qu'est-ce qu'un okapi ?
...Et ça n'est pas si facile !